
La Côte d'Ivoire aux portes des élections, un an après le lancement de la Flamme de la Paix
APA- Bouaké (Côte d'Ivoire) La célébration, mercredi à Bouaké, du premier anniversaire de la Flamme de la Paix a été l'occasion pour les acteurs de la crise ivoirien, d'apprécier «positivement » le bilan à mi parcours, a constaté APA dans ex-fief de la rébellion.
« Un an après la flamme de la paix, le bilan est positif, parce que nous sommes aux portes des élections », a déclaré le président Laurent Gbagbo, en présence de l'opposition, dont les leaders Alasssane Dramane Ouattara (RDR) et Henri Konan Bédié (PDCI) et du facilitateur, le président Blaise Compaoré du Burkina.
Selon le Chef de l'Etat ivoirien, « beaucoup d'étapes ont été franchies » dans le cadre de la mise en œuvre de l'accord politique de Ouagadougou. « Il nous reste la liste électorale et le vote », a-t-il poursuivi
Il faut « une norme à toute chose », a affirmé Gbagbo, ajoutant : « la norme que nous nous sommes assignée, avec la communauté internationale, ce sont les élections (.. .) Cette communauté internationale doit nous pousser à aller aux élections »
« Il faut faire les élections et passer à autre chose. La Côte d'Ivoire doit attaquer son développement » a-t-il insisté, saluant en outre les leaders du PDCI et du RDR, présents à la tribune, après avoir brillé par leur boycott de la première édition, en 2007.
« Je rend grâce à Dieu qui nous a fait passé de l'étape de la guerre à l'étape de la paix » a conclu Laurent Gbagbo, invitant ses compatriotes à prier pour toutes les structures en charge de l'organisation des élections.
La Côte d'Ivoire exhibe aujourd'hui fièrement le chemin parcouru à la faveur de l'Accord de paix de Ouagadougou signé le 4 mars 2007, dans la capitale burkinabe.
Le chemin en question part de « la liberté d'aller et de venir », à la suppression de la zone de confiance, en passant par le regroupement des ex combattants, la fin des audiences foraines et le redéploiement progressif de l'administration.
La prochaine étape devrait être l'identification des populations, en vue des élections prévues le 30 novembre, notent les observateurs.