Kadjo Amangoua M’Pou Totossi

Kadjo Amangoua n'est pas n'importe qui. Il est même pour le peuple Abouré une sorte de seigneur dont l'histoire se confondra à jamais à celle de Bonoua…

Ce siècle a vu naître ici et là tant d’hommes illustres.

En Côte d’Ivoire, Kadjo Amangoua fait partie des grands hommes qui, pour la survie de leur peuple, ont accepté de donner en sacrifice leur vie.

Grand guerrier des Abourés, résistant contre le colonisateur français, il a été déporté au Gabon par l’administration française où il est mort en captivité le 16 octobre 1909.

Kadjo Amangoua était convaincu qu’au lieu de se trahir pour plaire aux colonisateurs, les hommes devaient demeurer dignes.

Né probablement vers 1825 à Bonoua, Kadjo Amangoua est le 3ème fils de Kadjo Komou et de Dame Anghété.
Doté d’une grande force et d’un caractère dit difficile, Kadjo Amangoua a pris très tôt le parti de défendre son peuple contre l’envahisseur Français.

Ce qui va lui valoir d’être coupé de l’affection des siens par une déportation au Gabon.

L’enfance de ce grand résistant est, elle aussi, une grande histoire.

Plusieurs légendes circulaient en effet, à Bonoua sur ce garçon un peu tapageur mais doué d’une intelligence hors du commun.

Pour tous les Abourés, Kadjo Amangoua est le véritable précurseur de la résistance du peuple Ivoirien contre le colonisateur français.

c’est sans doute sous ce signe que s’inscrit la visite du président Gbagbo à Bonoua.

Un de ses appels à l’endroit du peuple Abouré est évocateur : A sa fille Teki qui prenait congé de lui à N’Djolé au Gabon, où les français le détenait, il a confié : « Dis à mon beau-frère, ton oncle Adiko Teke que j’ai quitté le pays à un moment où la région était attaquée par des ennemis de toutes sortes et s’effondrait dans la misère, l’avilissement et le désespoir.
Je pense que cela durera encore quelques temps, mais je rends hommage au peuple Ehué et je demande à Adiko Teke Adiko, d’user de son influence pour amener les femmes Abouré à comprendre la nécessité d’envoyer leurs enfants à l’école…Mes réflexions en captivité m’ont conduit à cette conviction.

Sans cette communication avec les blancs, nous n’avançons pas.

Nos confrontations stériles vont s’éterniser au détriment de notre jeunesse.

Il faut que chaque femme mette au moins un enfant à l’école des blancs, c’est mon vœu le plus sincère… » Le vieillard a eu le flair et le nez creux.

Notons que le guerrier Amangoua est mort en captivité le 16 octobre 1909, officiellement d’une crise de douleur.
Toutefois selon ses parents Abourés, l’homme aurait été empoisonné par les Français.

Source: facebook – Fier d’être Abouré

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