La danse « Djoman » en pays Abouré

Moossou, siège royale de grand Bassam, ville culturelle historique, a l’instar des autres Royaumes Abouré a su maintenir sa culture qui regorge des trésors culturelles inestimables.

Dans cette culture riche, la danse « djoman », une danse très peu connu mais qui referme dans sa pratique des cours d’histoire.

Importer de la région des grands ponts, la danse « djoman » a été conservée par les êhê de Moossou dans toute son authenticité, car la plupart des chansons sont encore Ahizis malgré l’évolution et les quelques changements qui ont vu l’insertion quelques chansons en Abouré.

C’est dans les années 1910, pendant la colonisation en côte d’Ivoire, que les Abouré ont connu cette danse qui était exécuté par leurs frère Ahizis. Emerveillées par celle-ci, les Femmes Abouré décidèrent de la transporter jusqu’au bord de la Comoé. Le but, encourager les garçons qui étaient forcés de travailler pour les colons, histoire de leurs donner de la joie au cœur. C’est ainsi qu’est né dans les années 1920, la première génération de danseuses du « djoman ». Malgré la fin du travail forcé la danse a été conservée et a vu la naissance de deux (2) générations de danseuses dans les années 50 et le 19 janvier 2013.

Dans sa pratique, la danse commence toujours par les féticheuse pour « Bénir et chasser les mauvais esprits » pour son bon déroulement. Sous le son des Castagnettes, des Tam-tams, tout en dansant de l’«aboda » (Danse AKAN), Les femmes miment les scènes des colons avec leurs fusils, miment également des scènes de guerriers africains et aussi une scène très particulière dans laquelle une guérisseuse guéri un travailleur malade. Toute l’histoire de la colonisation et du travail forcé, la manière dont les Abouré voyaient les colons, de la manière dont ils vivaient, retranscrits en quelques heures de danse avec sept (7) pas et rythmes. Un vrai régal !

Aujourd’hui la danse « djoman » est exécutée a plusieurs occasions : mariage, anniversaire, décès et aussi pour marquer la nouvelle année.

Source: atafai-info.ci