
Kouadio Kouamé, Coordinateur national SNAPS-COGES: ''La plateforme Celpaid n'est pas une arnaque mais un système de bonne gouvernance éducatif''
Dans un entretien accordé à la rédaction de rezoivoire.net, M. Kouamé Kouadio, Coordinateur national des COGES, a décidé de Faire partager les activités des COGES, de montrer l'ambition du SYNAPS-COGES de redorer le blason de notre outil de développement de l'école. Il a aussi souligné son ambition de faire des COGES un élément clé du développement des établissements scolaires.
Créées par le décret n°95-26 du 20 Janvier 1995, les COGES ou comités de gestion des établissements publics sont chargés de créer les conditions optimums pour un meilleur fonctionnement de l'établissement par :
-L'appui aux activités pédagogiques
-L'entretien du patrimoine de l'établissement
-L'appui aux activités socio éducatives
-La gestion des ressources
Sur ces mots d'ouverture, M. Kouamé Kouadio, a fait un brillant exposé sur le statut, la composition, les missions et attributions des COGES. Il a fait savoir que dans leurs tâches tout au moins difficiles par manque de moyens, les COGES sont aidés par des partenaires au développement à savoir le ministère de l'économie et des finances, l'Anader, la CNCE, la Banque Mondiale…
Abordant le rôle sensible et difficile des COGES, M. Kouamé Kouadio a souligné que les COGES identifient le problème et les apporte aux maires, directeurs et conseillers régionaux. Ils permettent d'améliorer le résultat scolaire en agissant sur le temps scolaire. Il a aussi noté avec éclat que les COGES ne sont pas l'Etat pour construire des écoles.
Malgré le fait que les agents des COGES sont en majorité en région rurale et qu'ils ne sont pas pris en compte par le profil de carrière, les COGES se battent chaque jour pour mener à bien leurs activités avec par exemple les levées de cotisations exceptionnelles à travers différentes écoles et l'aide de subvention accordé par l'état via la plateforme d'inscription en ligne.
Sur cette question de ''Que deviennent les COGES dans le nouveau système d'inscription en ligne'', M. Kouadio a fait savoir que l'école est gratuite mais l'éducation a un coût ; il faut identifier les problèmes qui minent notre système éducatif pour agir et prendre des mesures.
L'inscription via la société CELPAID n'est pas une arnaque loin de là ; l'inscription en ligne répond à une importante mesure de maîtrise des effectifs. Sur l'argent prélevé, la cote part des COGES est collecté et reversé automatiquement, ce qui n'était pas le cas les années passées.
L'appui à la pédagogie et au système éducatif est subventionné par l'Etat à hauteur de 2000 f CFA par enfant inscrit via CELPAID. On ne peut planifier, financer un secteur sans maîtrise de l'effectif. Sans savoir l'effectif exact dans le système éducatif on ne peut donc prétendre à faire des prévisions ou des dépenses. Aujourd'hui, nous pouvons grâce à la plate forme CELPAID observer le nombre d'inscrit dans tout le pays et savoir comment investir et repartir le budget de l'état.
Quand l'on sait que pour les subventions de l'état sont pour une école de 3 classes, en IEP de 600 000 FCFA et 900 000 FCFA pour 9 classes, les parents d'élèves peuvent procéder pour aider l'état à une levée de cotisation exceptionnelle. Tout cela à travers les COGES. S'inscrire en ligne n'est pas nouveau ; il est utilisé depuis à Abidjan nord via une société de téléphonie mobile pour les écoles comme lycée Sainte Marie…
Quand on fait une inscription en ligne, votre enfant est automatiquement inscrit au niveau de l'éducation nationale. Les numéros matricules ont même été octroyés aux enfants du système privé pour aider à l'inscription. Les frais annexes d'inscription doivent faire l'objet d'une réunion avec les COGES.
Il faut que les parents d'élèves et les chefs d'établissements comprennent qu'ils y a des étapes. Inscrire d'abord l'enfant. Les frais annexes se doivent d'être justifiés par des reçus et non contraindre les enfants à ne pas entrer à l'école.
Pour une phase expérimentale, nous pensons que cette plateforme nous aide à la bonne gouvernance au niveau de l'éducation nationale.
Concluant sur ces mots, M. Kouamé Kouadio a insisté que les enfants peuvent entrer a l'école une fois inscrit sur la plateforme ; les frais annexes peuvent attendre. Chaque école a un budget de fonctionnement même si ce budget est maigre. Les bureaux COGES sont des outils de contrôle pour l'état et sont la voix des parents d'élèves.