accueil | contactez-nous

rezo ivoire
  • Actualité
    • Nationale
    • Internationale
    • Sports
  • Profil
    • La Côte d'Ivoire de A à Z
    • Figures Africaines
    • Parcours
  • Culture
    • Littérature
    • Musique
    • Art
  • Libre opinion
    • Déclaration
    • Point de vue
  • Utile et Pratique
    • Annuaire
    • Information santé
    • Le guide de la diaspora
    • Humour
INTERVIEW

Le Coton Ivoirien Les Italiens Font leur Entrée : La Semence En Provenance du Burkina Faso Divise
Entretien réalisé par Aly Ouattara avec Tuo Lacina Président de L’inter Profession Du Coton | 9/6/2010

Actualité
Tuo Lacina Président de L’inter Profession Du Coton

Il parle de la culture du coton qui est un espoir du milieu rural au nord de la Côte d'Ivoire, de l'arrivée des italiens dans la filière, de la semence en provenance du Burkina Faso qui divise égreneurs et cotonculteurs soit une porte ouverte aux OGM dans le coton ivoirien, du conflit producteurs- usiniers, du prix d'achat bord champs qualifié meilleur prix de la sous région …

« Des acteurs de l'inter coton regroupé au sein d'une faitière que nous appelons l'AFICOT-CI (association des faitières de la filière coton en côte d'ivoire) ont leur partenaire qui s'appelle I-COTONI donc des italiens».

Rezoivoire.net: Quel nouveau visage de la profession du coton aujourd'hui ?

Tuo Lacina: Il faut félicité les acteurs pour la campagne écoulée parce qu' en début de campagne l'année dernière à pareil moment quand nous fixons les prix d'achat du coton pour emmener les producteurs a aller au champs il n'était pas certain de relever ce défi de la production mais les prévisions qui ont fixées l'année dernière ont été atteinte soit de 180 000 Tonnes a 200 000 Tonnes et nous sommes entrain d'atteindre les 185 000 Tonnes ce qui veut dire que nous sommes dans la fourchette. Je voudrais profiter de votre micro pour féliciter les acteurs d'avoir sût mettre leurs compétence auprès des producteurs pour atteindre le rendement escompté. En termes de perspective pour la nouvelle campagne agricole 2010-2011 je peux dire que les paiements aux producteurs sont beaucoup avancés et il ne reste pas grand-chose. Il faut reconnaitre que ces éléments étaient un élément catalyseur pour motiver les producteurs à aller aux champs. Selon les prévisions et estimations faites auprès des producteurs nous serons autour de 250 000 hectares à semer pendant cette campagne agricole qui vient de commencer le mois dernier et ce chiffre pourrait nous donner qui une production de 250.000 à 270 000 tonnes que nous pouvons produire la campagne de commercialisation prochaine.

En tant que président de l'inter profession du coton qui regroupe les deux principaux acteurs que sont les cotonculteurs et égreneurs mais qui s'entendent difficilement que faite vous pour que l'harmonie y règne entre eux ?

Il faut d'abord faire comprendre aux deux acteurs qu'ils ne sont pas des ennemis mais des partenaires condamnés à vivre ensemble. car il ne peut pas avoir de cotonculteurs sans égreneurs et il ne peut non plus avoir des égreneurs sans cotonculteurs .Ces deux maillons essentiels de la filière coton sont condamné a vivre ensemble .Bien qu'il ya ait des intérêts divergent à protéger ils finissent par comprendre qu'ils sont condamnés à avancer ensemble.

Quelle solution sur la semence en provenance du Burkina Faso qui divise égreneurs et cotonculteurs ?

Malheureusement les accords se sont limités à la semence de G3 les R1, R2 et R3 ne son pas prit en compte dans un accord de mutualisation des semences à emmener une société à produire la semence pour les autres. Donc du coup comme ce sont des privés chaque société veut produire personnellement de sa semence pour lui seul et pas pour les autres. Et comme ce sont des privés, ça peut être compréhensible mais il faut d'abord comprendre l'intérêt du pays. On a intérêt à produire de la bonne semence, c'est un débat qui est resté très passionné et comme ce sont des privés, on ne peut pas les contraindre. Mais c'est de revoir au niveau de l'état ivoirien que ce qu'on fait par rapport à ce genre de situation. Nous nous tournons vers l'état pour trouver une solution à ce problème. Soit de permettre à la CIDT de produire de la semence pour les autres sociétés. Parce que si on y prend garde 80 % du Burkina sera des OGM et on risque d'avoir des OGM dans le coton ivoirien or ce n'est pas la bonne chose .A cette campagne agricole 2010-2011 après la réunion nous sommes entrain de circonscrire ce problème de semence et je pense que les derniers camions qui devront quitter le Burkina Faso n'arriveront parce que les sociétés ont bien compris l'intérêt qui prévaut actuellement. Après la réunion, certaines sociétés cotonnières nous ont approchés pour dire qu'elles sont prêtes à mettre à la disposition des producteurs les R2 et R3 qui sont à leur possession. Ce geste est salutaire et doit être et encouragé.

Soyez plus explicite

R1 , R 2 et R 3 c'est lorsque la semence est au niveau du CNRA au niveau d la recherche et elle produit G zéro, le G1 2 3 ça veut dire que ce des semences de bases qui ne sont pas encore vulgariser .Le CNRA remet donc cette quantité à une société qui produit le G3.A partir de cette qualité vous pouvez avoir 10 tonnes de cette semence de recherche qui peut vous permettre de produire 6000 hectares .Et quand vous allez produire les 6000 hectares en R1 celle qualité peut vous permettre de produire pour 25 000 hectares voire 30 000 hectares. Ensuite cette production sera en R2 et maintenant le R2 que vous allez donner aux producteurs l'année qui suit va vous permettre de produire pour 80 000 hectares ou plus et cette qualité s'appelle R3. C'est progressivement que la haute semence peut couvrir les zones productrices du coton .Il faut aussi reconnaitre que lors de la crise militaro politique nous avons perdu toute la semence qui pouvait nous permettre d'avoir de bons rendements .Et nous sommes repartie a 700 kilogrammes ou 800 kilogrammes à l'hectare. Aujourd'hui nous sommes à une tonne 100 à l'hectare et on espère que la semence va permettre de couvrir toute les zones pour permettre aux contonculteurs de produire une tonne 500 voire deux tonne à l'hectare parce que sur les parcelles d'essaie du CNRA avec les paysans certains arrivent à avoir les trois tonnes à l'hectare pourquoi ne pas avoir les trois tonnes a l'hectare pour le cotonculteur ivoirien s'interroge t-il.

La pauvreté sévit dans la région du nord que fait l'Inter Coton pour pallier à cela ?

Il faut reconnaitre que la culture du coton est liés aux autres cultures du vivrier ce n'est pas une culture pérenne .La terre ou le coton est cultivée peut servir à alimenter d'autres cultures vue l'existence des intrants enfoui dans le sol utilisé pour le coton. Voyez-vous, tout producteur de vivrier à besoin d'intrants agricole, notamment les engrais or il n y a pas un marché de vivrier porteur qui fait que le producteur puisse acheter lui même les intrants. Du coup ce sont les même qui produisent le coton qui prennent une partie pour produire le vivrier afin de nourrir la famille. Donc cela revient à dire faire du coton sans le vivrier veut dire que vous n'avez rien fait et aussi faire le vivrier sans le coton revient à dire que vous n'avez rien arrangé. Parce que les producteurs ont besoin de s'occuper de leurs familles notamment les soigner, scolariser les enfants et il faut de l'argent espèce.

L'argent du coton est donc l'argent en vitesse ?


En quelque sorte.
Le coton et les vivriers vont de pairs c'est pourquoi pour la relance nous sommes heureux que les autorités du pays aient comprises qu'il n y a pas autres culture aujourd'hui qui peur remplacer le coton dans le nord du pays. Je prends le cas du Mali et du Burkina Faso qui s'accrochent au coton parce que c'est une culture qui entraine une autre et permettre aux populations agricoles et même de la société toute entière de vivre. Les producteurs qui suivent attentivement les conseils technique de production arrivent à tirer leurs épingles du jeu .Et ça fait que malgré les difficultés qu'on à sur les prix d'achat du coton et intrants certains cotonculteurs s'en sortent après les remboursements soit un ou deux millions FCFA (1000 000 ou 2000.000 FCFA). Ceux qui n'ont rien après commercialisation et remboursement s'en sortent avec trois ou cinq cent mille FCFA (300 000 ou 500 000 FCFA) et en plus bénéfice du vivrier. Je pense que c'est déjà bon à apprendre en attendant qu'on est de la bonne semence et l'engrais qui pourront permettre d'avoir un bon rendement à l'hectare .

Les prix de commercialisation bords champs ont été communiqués en ce début de campagne agricole du nouveau dans la filière ?

Oui, il faut reconnaitre que c'est la deuxième campagne que nous procédons ainsi. Nous faisons cela dans le souci d'emmener le cotonculteur à faire son compte d'exploitation, c'est –à- dire connaitre ces charges pouvoir les gérer afin de connaitre approximativement son gain à gagner. Ensuite ce principe le met en sécurité. Car en prenant ses intrants il sait quels crédits prendre et comment les rembourser et la production attendu. La classe des cotonculteurs est entrain de se renouveler ou parmi eux se trouve des lettrés et des intellectuels .Avec cette procédure il a la possibilité soit de faire beaucoup de vivriers ou beaucoup de coton .Il faut reconnaitre que les deux cultures sont toujours associées. En ce qui concerne les prix d'achat bord champs le premier choix est à 200 FCFA le kilogramme et le deuxième choix est à 170 FCFA .Je précise que ces prix sont les meilleurs prix de la sous région ouest africaine. Nous avons également profité pour fixer les prix des intrants notamment les engrais et les herbicides en ce début de campagne agricole afin de permettre à chaque producteur de faire son point ou tout est connu avant la date des semis. Au niveau des engrais le NPK est atour de 14 550 et l'UREE à 13 000 FCFA. Au Burkina les prix d'achat bord champs sont à 185FCFA et au Mali à 190 FCFA, ensuite au Mali le 2eme choix est 160 FCFA et il y a même un 3eme choix. Alors qu' en Cote d'Ivoire ce n'est pas le cas .Par conséquent au Mali les intrants ont été encore subventionné par l'état malien et en Cote d'Ivoire nous sommes dans une position ou les sociétés cotonnière ont à un moment donné un appel d'offre des engrais et donc les intrants ont été très abordables pour les producteurs .Du coup malgré les intrants subventionné au Mali nous avons presque les mêmes couts avec les engrais non subventionnés .Je pense s'il arrive un jour que l'état accompagne les cotonculteurs ivoirien dans ces aspects c'est le producteur ivoirien qui gagnera beaucoup d'argent.

Difficultés ?

Les difficultés n'en finissent pas nous sommes entrain de sortir d'une situation très difficile notamment la crise militaro politique qui a beaucoup effondré la filière coton que nous sommes entrain de remettre en scène. D'où nous avons besoin d'être soutenu par l'autorité ivoirienne, par les bailleurs de fonds et tous ceux qui peuvent s'impliquer pour une relance durable de la culture du coton au nord de la Cote d'Ivoire. Au fur et mesure que nous résolvons certains problèmes d'autres apparaissent alors qu'il faut les régler étape par étape. Nous en tant que inter coton sommes là pour gérer le quotidien des cotonculteurs et des égreneurs et nous pensons qu'il n'y a de problème insurmontables .l'espoir est permit et la relance de la culture du coton est l'espoir du milieu rural au nord de la Côte d'Ivoire. La preuve, les activités socio économique toutes confondues ont reprit dans les villages, soit la construction de nouvelles maisons. Voyez vous a Korhogo une extension de la vile est entrain de s'opérer cela est dû aux deux dernières campagnes commerciales (2008-2009,2009-2010) ou il n y a pas eu d'importants impayés. Quand le coton marche dans le nord tout marche dans le nord .C'est la seule culture ou feu le président Félix Houphouët Boigny avait installé toute la chaine de valeur. ça veut que dire que le coton se produit et peut se transformer jusqu'au produit finis en Côte d'Ivoire. Et cela donnait du travail à des milliers d'ivoirien. Il suffit que les décideurs regardent dans le miroir et ne relancer cette même chaine de valeurs .il n y a pas de raison de laisser tomber une filière dont l'avenir est prometteur.

Dernier mot

Remerciements les autorités ivoiriennes qui ont sû a un moment donné une accalmie et il ne peut pas avoir de l'argent si n'y a pas une stabilité au niveau de la paix. et je pense que le peux d'accord qu'il ya pour obtenir la paix doit réagir au niveau des producteurs et je les encourage toujours à aller dans ce sens d'apaisement pour aller aux élections et que la paix soir définitivement de retour .Demander aux producteurs de cotons de ne pas se décourager et que les égreneurs qui ont encore des retards de paiements nous y veilleront a ce qu'ils soient entièrement payés .Au sein de l'inter profession nous ne voulons plus qu'ils y aient des cotonculteurs impayés ou laissés pour compte , nous veillerons a ce que les producteurs de coton soient dans l'intégralité autrement nous prendrons des actions contre la société cotonnière qui ne paieraient pas jusqu'au bout ces producteurs et très bonne campagne agricole à chacun.

 

Ajouter aux favoris / Partager
Ajouter aux favoris / Partager

A lire également

  • Justin Koua (PDT de la JFPI) :« C’est malheureux que le PDCI comprenne maintenant »
    Interview réalisée par Raymond Alex Loukou | 7/2/2012
  • Judicaël N' guettia ( Président de la Jeunesse MFA ) : " Le chômage des jeunes est une bombe qui risque de s' exploser si l' Etat reste indifférent "
    Interview réalisée par Raymond Alex Loukou | 27/1/2012
  • Kabi Appolinaire, Entraîneur de l'équipe gouvernementale : " L'équipe gouvernementale a montré l'exemple aux Eléphants "
    Interview réalisée par Raymond Alex Loukou | 23/1/2012
  • Dame Aïcha, artiste chanteuse, voyante :« Mes chansons viennent pour faire des délivrances »
    Interview réalisée par Franck-Harding M’Bra | 10/1/2012
  • Dr Massamba Gueye : " La caravane du conte est une initiative à multiplier sur le continent "
    Interview réalisée par Raymond Alex Loukou | 20/12/2011

les archives

Condition d'utilisation | Proposer Réseau | Contactez-nous
Copyright © 2005 A.M.N Ltd - Tous Droits Réservés.