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Prise en charge du VIH-SIDA : le médecin plus important que le labo Destination Santé [ 13/8/2008 ]
Pour une orientation optimale des thérapies anti-VIH, l'évaluation de symptômes cliniques comme la fièvre et le poids serait presque aussi efficace que celle fondée sur les analyses de laboratoire les plus poussées.
Ce constat de chercheurs britanniques, est une excellente nouvelle pour les cliniciens africains et asiatiques. Ces derniers en effet, doivent assurer la prise en charge de millions de malades, sans pouvoir compter sur ces tests coûteux et le plus souvent inaccessibles.
Les chercheurs ont procédé à des projections mathématiques sur 24 ans. Et selon leurs conclusions, le taux de survie à 5 ans est presque identique chez les patients faisant l'objet d'une surveillance en laboratoire, que chez ceux qui bénéficient d'une simple surveillance clinique.
A 5 ans donc, le taux de survie serait de 83% avec une surveillance de la charge virale, de 82% et
de 82% aussi avec un simple contrôle du poids et de la fièvre. Sur 24 ans, les valeurs correspondantes sont respectivement de 67% et 64%.
Au-delà de cette batterie de pourcentages, c'est bel et bien la généralisation des traitements antirétroviraux aux pays les plus pauvres qui est en question. Sans accès aux laboratoires de pointe pour orienter les traitements antirétroviraux de dernière génération, certains craignaient que les soins au malade en pâtiraient. Or ce n'est pas le cas.
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