Différents intervenants de la scène politique
Partis classiques
RDA: Le Rassemblement démocratique africain est fondé par Félix Houphouët-Boigny. Ce parti actif l'indépendance présentait des candidats dans toute l'AOF. Affilié au PCF, il fit sécession en 1954 pour se rapprocher de François Mitterrand et de René Pleven.
PIP: Le Parti Ivoirien du Peuple
PDCI-RDA: Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, siglé PDCI ou PDCI-RDA, est l'ancien parti unique de Félix Houphouët-Boigny. Ce parti joue encore un rôle important, et comprend dans ses rangs Henri Konan Bédié, président de 1993 à 1999. Il suspend sa participation au gouvernement le 4 mars 2004, en désaccord avec le FPI sur des nominations à des postes clés dans l'administration et des entreprises publiques. Le journal le plus proche de ce parti est le Nouveau Réveil.
La JPDCI (Jeunesse du PDCI) et la JUPDCI (Jeunesse universitaire du PDCI) sont les organisations de jeunes militants du PDCI. Odjé Tiacoré en est l'un des principaux dirigeants, militant pour la paix et soutenant l'action de la France.
FPI: Le Front populaire ivoirien est le parti du président Laurent Gbagbo, de Louis
Dacoury Tabley (passé au MPCI ensuite), de Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée nationale. Le FPI est
membre de l'Internationale socialiste (avec le PS français). Le président du parti est Pascal Affi N'Guessan,
ancien premier ministre, dont l'association Reporters sans frontières a dénoncé les appels à l'émeute. Son organe de presse quotidien est Notre Voie.
Le journal Le Courrier d'Abidjan est proche de ce parti.
FESCI:La Fédération des étudiants et scolaires de Côte d'Ivoire (FESCI), de laquelle sont issus les Jeunes patriotes, est proche du FPI.
RDR: Le Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire a été fondé par Djeni Kobina. Il est actuellement dirigé par Alassane Ouattara, sa figure de proue. Son organe de presse est Le patriote.
Le Rassemblement des jeunes républicains (RJR) est affilié au RDR.
PIT: Le Parti ivoirien des travailleurs est un petit parti d'opposition, dont le candidat Francis Wodié fut le seul à ne pas boycotter les élections de 1995.
Autres partis
Le Mouvement des forces de l'avenir (MFA), l'Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI) et l'Union démocratique et citoyenne Cocody (UDCY, de Mel Eg Théodore) sont des partis plus secondaires.
Le RJDP (Rassemblement des jeunes pour la paix) rassemble divers mouvements de jeunes affiliés aux partis d'oppositions, dont le RJR, la JPDCI et la JUDPCI.
Partis des rebelles
Les FNCI: (Forces nouvelles de Côte d'Ivoire) rassemblent l'ensemble des partis rebelles.
MPCI: Le Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire est le parti politique des rebelles. Dirigé par Guillaume Soro Kigbafori, issu du syndicat étudiant du FPI et membre pendant un temps du RDR, il compte aussi dans ses rangs Louis Dacoury Tabley, ancien président du FPI. Bien qu'implanté essentiellement dans le nord, il compte des représentants de toute la Côte d'Ivoire. Il contrôle grâce à ses 10 000 soldats 40 % du territoire ivoirien.
MPIGO: Le Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest est un des deux partis rebelles de l'ouest de la Côte d'Ivoire. Il est fondé par le sergent Félix Doh (mort en avril 2003 dans une embuscade), et recrute essentiellement dans l'ethnie libéro-ivoirienne Yacouba. Il dispose de 6000 hommes armés, et a signé un cesser-le-feu le 8 janvier 2003 avec l'armée française.
MJP: Le Mouvement pour la justice et la paix est un des deux partis rebelles de l'ouest de la Côte d'Ivoire. Il compte environ 250 combattants dirigés par le commandant Gaspard Déli.
Les Jeunes patriotes: Les Jeunes patriotes sont un mouvement de la jeunesse ivoirienne, nationaliste et violent, dirigé par Charles Blé Goudé. Ils soutiennent farouchement le chef de l'État, et sont opposés à la résolution de la crise par un processus pacifique. Ils manifestent pour un retrait des troupes étrangères et une offensive contre les forces rebelles.
Le mouvement comprend des milices armées, qui ont participé à la répression des manifestations du 25 mars 2004 (qui a fait 120 morts et 20 disparus), rôle reconnu par le Pr Martin Bléou, ministre de la Sécurité intérieure.
Rôle de l'armée: Exceptionnellement pour un pays africain, l'armée n'a pas joué de rôle
politique important avant le coup d'État de Robert Guéï en décembre 99. En effet, Félix Houphouët-Boigny l'avait réduite
à un corps de parade, justement pour se prémunir de tout danger de ce coté-là.
Ce n'est que depuis la crise de 2002 que les FANCI (Forces armées nationales de la Côte d'Ivoire) ont été renforcées et
équipées par le président Laurent Gbagbo. Elles sont ainsi, en situation de guerre civile, au coeur de la scène politique, d'autant plus que le chef d'état-major Mathias Doué est plus porté sur l'application des accords de paix que sur l'offensive pour la reconquête du nord du pays. Il a d'ailleurs fait une déclaration commune avec les Forces nouvelles du nord le 11 octobre à Yamoussoukro appelant à la paix et à honorer les engagements pris à Marcoussis.
Le lieutenant-colonel Philippe Mangou est lui plus proche des Jeunes patriotes.
Syndicats
Les principaux syndicats de Côte d'Ivoire sont :
- la Confédération des syndicats libres de Côte d'Ivoire, dite « Dignité » ;
- l'Union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire ;
- la Fédération des syndicats autonomes de Côte d'Ivoire.
Source wikipedia.org
Les principaux partis politiques
|