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Déclaration

Droit de Réponse de Blé Blé Charles au quotidien le Nouveau Réveil
Blé Blé Charles  [ 21/7/2007 ]


Blé Blé Charles

Monsieur le Directeur de Publication du quotidien le Nouveau Réveil,
Je vous transmets par la présente mon droit de réponse qu'il vous plaira de publier in extenso et dans la forme qui convient, suite à vos articles annoncés à la Une de votre publication du 13 juillet quasiment consacrée à ma modeste personne, Le Nouveau Réveil N° 1671, (Blé Blé Charles à le Nouveau Réveil : « Je suis contre Gbagbo »).

Je me permets de vous adresser la présente en gardant le souci des excellents rapports que nous avons eus ces temps derniers. Comme j'eus à le mentionner dans le dossier de ma conférence de presse du 11 juillet, qui suscite votre réaction, je rappelle et réaffirme, ici encore, mon vœu en direction des journalistes : « Vous Femmes et hommes des médias, comment vous remercier du travail immense que vous avez accompli en publiant mes adresses et mes interviews ! Interventions qui n'avaient pour seul but que de nourrir le débat politique et éclairer si possible l'opinion publique. Vous avez été formidables. Vous avez fait avancer la pensée politique. Que ma décision de ce jour ne m'enlève aucune amitié gagnée dans le combat politique et par le débat public, au cours de ces trois dernières années ». Je voudrais croire qu'il en sera ainsi. Je ne fais donc pas ce droit de réponse pour engager une polémique. Après tout vous avez raison d'être émus comme je m'y attendais de ma décision d'être là où tout me destine. Si vous vous étiez adonné à livrer seulement vos sentiments, je n'aurais pas pris le temps de réagir. Mais le rappel de propos qui viennent bien de moi m'impose d'apporter quelques explications :

La politique une entreprise dynamique et un champ opératoire évolutif

La tâche des hommes politiques est bien grande. Et leur responsabilité beaucoup plus encore. Car leur entreprise est dynamique et le champ opératoire évolutif. Voila pourquoi il faut sceller des alliances, procéder par accords, créer des apparentements, construire des unions, bâtir des coalitions en valorisant des bases restreintes ou élargies. Pour suivre un homme politique et comprendre son apport, ainsi que son rôle, il convient de séparer deux choses bien distinctes qui ne s'excluent cependant pas à dire vrai, mais sont si difficiles à concilier. Les principes et les valeurs qui fondent ses décisions, ses réflexions, sa personnalité auxquels il faut ajouter ses connaissances d'une part, et d'autre part l'idéologie à laquelle il s'identifie et le camp auquel il appartient. L'homme politique peut être trouvé versatile à souhait si on fait l'erreur de le considérer sur l'instant et sur des évènements pris séparément. En ce qui me concerne, si on me regarde sur la durée, on découvrira que j'obéis à des principes : j'ai lutté cinq ans sans interruption pour chasser le PDCI de Saïoua. J'ai participé à la lutte qui a apporté le multipartisme et mis Laurent Gbagbo au pouvoir pour plus de démocratie dix années durant. Et pourtant, (sans en tirer une fierté particulière car s'il n'y avait pas eu de méprises entre nous, je n'aurais sans doute pas fait de débat public sur les principes), même avec Laurent Gbagbo au pouvoir, j'ai eu le courage de demander que certains principes soient observés.

Constance et versatilité

N'est pas là de la constance ? L'homme politique est aussi appelé à se retrouver en situation de pouvoir extrême au fur et à mesure qu'il gravit l'échelle du pouvoir politique. S'il est trop rigide, il pourrait prendre des décisions qui engagent la vie de milliers de personne sans jamais se raviser. Dans ce cas en effet, être capable de revenir sur une décision antérieure n'est pas une faiblesse. La versatilité en politique n'est pas toujours une mauvaise qualité. Elle peut même être source de grandeur d'esprit. Comment remplir le principe démocratique de la bonne volonté en politique, capacité de versatilité pour avancer, si une négociation ne permet pas une évolution même légère des positions initiales ? Si le Président Gbagbo n'avait pas, contre toute attente, reconsidéré qu'il faut discuter avec la rébellion alors que tout le monde ou presque l'invitait à des positions belligérantes, à quel désastre le peuple ivoirien serait allé. Puisqu'il n'aurait visiblement pas pris la bonne direction. C'est ce que mon message du 3 novembre que vous mentionné visait. Qu'un frère de Gbagbo, comme vous le dites, ait eu le courage de dire cela, a certainement été perçu durement par le Président Gbagbo, qui eut tout de même le courage de choisir la voie pacifique, en rejetant bien sûr la 1721. Toutefois, il s'est engagé dans la recherche d'une solution par la voie pacifique, avec sa propre proposition comme je m'en suis inquiété dans le texte que vous avez visé : « on connaît la 1721, mais on ne connaît pas une proposition du camp présidentiel qui nous permettrait, à l'analyse, de refuser la proposition onusienne ». Sous d'autres cieux, on dit d'un homme politique qui présente un minimum de valeurs et respecte un minimum de principes sur la durée qu'il est une richesse pour son pays.

La preuve de mon opposition principielle

contrairement à ce que vous essayez d'insinuer, les morceaux choisis de mon intervention ne sont pas valables seulement pour les moments difficiles que le Président Gbagbo traversait, mais pour tout homme politique qui ambitionne gouverner notre pays. Que tout gouvernant doive « élever nos enfants, notre jeunesse dans la vérité » est un principe qu'il nous faut tous observer. Que nous ayons tous à nous attacher à la vérité pour apporter la paix au peuple ivoirien est une interpellation valable pour tous aussi. Qu'il faille éviter des voies de violence qui sont toujours sans lendemain, qu'il faille que tous les hommes politiques ivoiriens prennent conscience de notre diversité ethnique, culturelle, religieuse, qu'il faille respecter les principes démocratiques, les droits humains, construire un état de droit ne dépend pas de notre engagement à gauche ou à droite de l'échiquier politique. De même, dire avec courage qu'un régime politique ne doive pas verser dans la dictature, le tribalisme peut s'adresser à un moment donné à un homme au pouvoir, mais cela demeure vrai pour tous les hommes politiques et pour tous les pouvoirs qui vont suivre. Qu'il faille s'élever contre l'enrichissement illicite n'est qu'une répétition, hier adressé par moi et d'autres camarades au PDCI, répétition qui ne fait que se poursuivre aujourd'hui, quand bien même se sont des personnes de même idéologie qui sont au pouvoir. En somme, vous venez de donner la preuve pour ceux qui ne l'auraient pas compris, ce que c'est qu'une opposition principielle, par les principes et pour les principes. Cela signifie tout simplement qu'il faut que tous les hommes politiques intègrent qu'il nous faut régler nos problèmes de société dans la paix. Agir ainsi à l'exclusion de tout acte de belligérance est la preuve du respect de l'idéalisme démocratique : il nous faut croire que par le respect des principes démocratiques et seulement par la démocratie on peut résoudre tous nos problèmes de société.

Avantages d'obéir à un minimum de principes

Revenir sur une déclaration en politique est parfois salutaire et source de hauteur de vue comme je l'ai dit plus haut, la vertu pédagogique de la répétition devenant un défaut professionnel si agréable, et utile à abuser. Deux cas de figure peuvent être avancés pour mettre en exergue les situations utiles d'opposition principielle : premièrement, les exemples sont légion à travers le monde mais surtout aux Etats –unis où pour des principes, par opposition principielle, un ou des républicains dont le parti est pourtant au pouvoir peuvent soutenir des démocrates sur un évènement précis et vice-versa, sans avoir quitté leur parti. Ils ne seront pas indexés comme traites pour autant. On notera qu'ils ne soutiennent pas un comportement politique donné. Et leur camp respectif tentera de les convaincre s'ils sont influents par des rectificatifs, des amendements à un projet initial. De telles oppositions sont monnaie courante sur l'Irak, la politique étrangère ou lorsque la sécurité de l'Union est en danger. Si les amendements qu'ils souhaitent sont faits, leur opposition cesse. Bien entendu de telles oppositions en public peuvent être évitées par le recours aux comportements démocratiques à l'intérieur des partis politiques aux fins de renforcer la discipline de parti. Pour ce qui nous occupe, comment pourrais-je m'en prendre au Président Gbagbo de ne pas prendre des mesures pour que la crise ivoirienne se règle dans la paix (opposition principielle), et continuer de le brocarder une fois qu'il engage un processus de sortie de crise pour le retour de la paix, notamment l'Accord de Ouagadougou signé par un allié du PDCI et du RDR, et que ces partis ont applaudi !?

Cas d'opposition principielle du PDCI

En deuxième lieu, sans oser manquer de respect à un aîné, dans votre propre journal, Le Nouveau Réveil n° 1659 du 29 juin 2007, n'ai-je pas vu une intervention principielle du Président Henri Konan Bédié, Président du PDCI ? Sans que cela soit une résolution d'un congrès de son parti pour que nous croyions qu'elle fondera le nouveau comportement du PDCI. Pourrait-on en vouloir au Président Bédié d'avoir promis un bonheur partagé alors même que des services de l'Etat, sous lui, détruisaient des affaires privées d'autres ivoiriens ? Dois-je croire en lui aujourd'hui quand il dit, dans votre journal, qu'il s'élève contre la gabegie ? Pourquoi pas ? A condition qu'il dise comment il va gouverner autrement. Le PDCI peut-il encore nous surprendre par un changement de méthode ? Pourquoi pas ? A condition qu'il fournisse de nouveaux gages et qu'il prenne à témoin l'opinion publique par des résolutions prises en congrès. Le rappel des mots étant une excellente méthode de renforcement de l'argumentation bien connue de vous, voici ce que dit le Président Bédié dans votre publication N° 1659 du 29 juin dernier, après une réunion du bureau politique du PDCI : « La caractéristique essentielle de nos adversaires, c'est l'incompétence notoire, la mauvaise gouvernance, la gestion partisane de la crise et des affaires de l'Etat, marquée par la gabegie, la concussion, le détournement frénétique des deniers publics… ». On croirait entendre Laurent Gbagbo à un de nos meetings entre 1990 et 2000. Ces maux ne sont-ils pas ceux que nous dénoncions sous le régime du Président Bédié ? N'est-ce pas là, les mêmes mots que nous utilisions pour décrire le PDCI ? Comme vous le voyez, un homme politique peut être ulcéré par des critiques, et longtemps ou quelque temps après, il peut utiliser ces mêmes critiques pour s'améliorer, pourvu qu'il en prenne conscience pendant qu'il est au pouvoir ou lorsqu'il sera dans l'opposition, dépossédé de son pouvoir. A lui de s'en donner le temps.

Le temps est le capital le plus important de l'homme politique

A propos de temps. Permettez-moi d'invoquer notre histoire récente commune. Tout en honorant la mémoire de l'illustre défunt dont je vais avec humilité quelque peu parler. L'on attribue en effet, et à juste raison, à l'immense Président que fut Houphouët-Boigny, la construction de la Côte d'Ivoire telle que nous la connaissons. L'homme est également connu pour son humanisme. Le premier capital qui lui permit de mériter tous les éloges qu'on entend sur lui est incontestablement le temps. Le temps qui permit la réussite. S'il n'avait pas eu plus de trente ans de direction de notre pays, s'il n'avait eu que cinq ans de présidence, n'est-il pas vrai que nous n'aurions retenu du Président Houphouët-Boigny, que la terrible répression des années 63-64 qui conduisit des innocents venants de toutes nos contrées en prison ? Le temps permit au Président Houphouët de corriger le tir et de nous présenter son projet. De le réaliser. Je n'ai jamais souhaité que Gbagbo ait juste deux années de vraie gouvernance. Je serais incroyable et manquerait totalement de cohérence à lutter dix ans pour que Laurent Gbagbo parvienne au pouvoir et après deux ans de vraie gouvernance seulement, lutter pour qu'il quitte le pouvoir. La Côte d'Ivoire, notre pays a vécu, j'espère qu'on peut en parler au passé, une crise très grave qui aurait pu durer vingt ans. Tous ceux qui ont pu donner de la voix pour ne pas tomber dans une telle excentricité ne peuvent être que, pour le principe, tenus en haute estime. De là a transformer leurs actes en opposition idéologique, il y a une marge que moi je ne franchis pas. Et qui plus est, sont posés, en dehors de tout accord de lutte et de gouvernement en bonne intelligence avec l'opposition idéologique. Souvenez-vous, vous qui avez regardé il y a près de six ans de cela, l'émission vedette de la RTI, 90mn, dont j'ai été l'invité. J'ai conclu cette émission en disant, en d'autres termes, « qu'il y aurait des difficultés et si cela ne tenait qu'à moi, je serai là pour apporter ma contribution en temps opportun ».

Absence d'obligation envers les partis politiques de l'opposition idéologique

Le temps est plus qu'opportun. Je suis resté sept ans avec moi-même. J'ai plutôt créé mon parti au lieu de faire simple, en adhérent au PDCI ou autres partis. Je n'ai jamais pris part, en ma qualité de chef de parti politique, à une réunion formelle d'aucun parti. Ni demandé, ni reçu de pécule d'aucun parti politique ou homme politique. Je le répète une fois de plus, je n'ai signé aucun accord avec aucun parti de l'opposition idéologique. Qui donc peut se plaindre de mon choix ? Vous avez écrit que « Blé Blé retourne au Blé après sept ans de rupture de ban». La formule me plait et elle aurait dû vous amener à me louer. Je viens peut être d'établir un record qu'il sera difficile d'égaler. Surtout si on se souvient des membres honorables de partis de droite à qui on a coupé deux mois de salaire et qui ont immédiatement perdu leur conviction ! Ils ont même failli, pour certains, quitter les partis dont ils se réclamaient. Ensuite, quand on connaît l'excitation qui s'empare des Ivoiriens dès qu'on annonce la formation d'un nouveau gouvernement, vous devriez me louer ici encore. Depuis 2000 je n'ai fait aucune démarche auprès du Président Gbagbo pour être nommé. Trouvez-moi un homme politique ivoirien qui aurait pu être aussi concerné par les principes qui m'ont occupé au détriment de sa propre carrière politique ! De plus et juste pour le raisonnement, si j'étais si important pour l'opposition idéologique comme votre émotion semble l'attester, ce que Gbagbo ne m'offrait pas, pourquoi ne me l'avez-vous pas offert ? Le PDCI et le RDR ont toujours eu des postes ministériels, des postes de directions centrales, des postes de Présidents de conseils d'administration, ont-ils seulement pensé à moi parmi leurs préposés ? Vous voyez bien que je ne faisais qu'une opposition principielle juste par conviction. Je ne pouvais que rouler pour moi-même. Or, il semble qu'à mon insu, certains m'avaient intégré à leur plan sans m'en tenir informé. Peut être pour mieux m'ignorer après.

Demeurer à gauche pour mieux servir la Côte d'Ivoire

Aujourd'hui, j'ai pris une décision et je n'avais même pas un choix à faire. Jugez vous-mêmes : si vous aviez à choisir entre ce que vous connaissez et qui n'a pu se réaliser d'une part, et ce que vous ne connaissez pas et dont vous n'avez aucune indication, aucun repère de réalisation éventuelle, que choisiriez-vous ? S'il se trouve quelqu'un qui s'intéresse à moi, car c'est sans doute de cela qu'il s'agit, qu'il ne me demande pas pour m'aimer, de renoncer à ma propre lutte toute tournée vers ce que je peux humblement apporter à la Côte d'Ivoire et aux Ivoiriens au sein de ma famille, pour m'engager par procuration à sa lutte personnelle ou à la satisfaction de son désir personnel. Je rappelle que j'ai combattu la mauvaise gestion des affaires de l'Etat par le PDCI et son représentant à Saïoua, un homme pourtant remarquable et un proche parent au nom de principe que Laurent Gbagbo incarne encore mieux, faute de comparaison nouvelle ! Dans la gestion du conflit ivoirien, j'ai élevé la voix au nom du principe et de l'intérêt de tous de gérer les affaires de l'Etat dans la paix, à l'exclusion de toute action de belligérance. J'ai dit dans ma toute première adresse en 2003, lorsque vos ministres ont été limogés par le Président, que « je préfère un Laurent Gbagbo Champion de la paix, plutôt que chef de guerre ». A l'évidence, l'opposition qui regorge de grands partis n'a pas proposé de plan de sortie de crise, si ce n'est lui.

Opposition principielle différente d'une opposition idéologique

Cette position principielle seule, les principes démocratiques et l'observation des droits humains et libertés publiques ont fondé la quasi-totalité de mes interventions alors que vous insistez sur les rapports fraternels qui auraient motivé ma décision actuelle. Bien sûr que je revendique cette fraternité car elle est. Mais tous les Ivoiriens sont aussi mes frères. Je vais même être plus réaliste que vous en relevant la mise en valeur oppositionnelle que le terme « contre » de votre titre apporte. Vous dites : « Je suis contre Gbagbo ». Remarquons, avant tout, que non seulement les Ivoiriens dans leur immense majorité ne voient pas les guillemets, mais ne comprennent pas que les guillemets signifient une déduction à partir de mes propos. Deuxièmement, votre déduction, qui se veut une inférence, préfère mettre en valeur une opposition de nature sentimentale. Signifie-t-elle que la politique est un jeu d'amour ? J'espère que non. Car la politique est plus un jeu d'intérêt que d'amour. La question est la suivante : quel intérêt j'aurais à prendre le pouvoir de Gbagbo ou de la gauche pour le donner à droite ?

Pensées conclusives - Le difficile métier du politicien : des choix aux effets antinomiques et antithétiques

Les hommes politiques subissent des courants contraires et les effets de leurs actent produisent des effets antinomiques et même contraires. Certains peuvent même applaudir la guerre pensant qu'elle emportera leur adversaire politique. D'autre craindre la paix parce qu'ils sont moins à l'aise dans un cadre orthodoxe. Toutefois, ne laissons pas les forces contraires nous éloigner définitivement de nos rêves collectifs et communs de construction d'un futur de paix et de progrès. Dans son excellent livre, « Visions du futur » le professeur Robert Heilbroner dit ceci : « la forme des choses à venir semble dominée par des forces impersonnelles. La science, l'économie, les mouvements politiques, les trois plus importants facteurs d'évolution sont aujourd'hui perçus comme potentiellement, et parfois même activement nuisibles, tout autant que favorables. A la fois menaçants et porteurs d'espoir, dangereux et rassurants ». Est-il encore nécessaire de dire que tout dépendra donc des choix que nous aurons à faire. Un bon choix commence par la connaissance du projet qui sous-tend celui-ci. Chers amis et frères, les échanges qui nous ont ici occupé doivent être laissés aux hommes politiques. Ils sont les mieux placés pour juger de leur opportunité, des avantages et des inconvénients qu'ils recèlent. Toute mon amitié jamais démentie.

Professeur Charles Blé Blé, Chef de village.

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