
Fréderick Grah Mel triomphe par consensus
Les lampions de la quatrième édition du Prix Ivoire pour la Littérature africaine d'expression Francophone se sont éteints le samedi 5 novembre dernier à Ivotel, au Plateau.
L'ancien journaliste, Frédéric Grah Mel, avec son œuvre biographique: « Félix Houphouët-Boigny, biographie », tome 2 (L'Epreuve du pouvoir, 632 p) et tome 3 ( La Fin et la suite, 610 p), aux Ed. du Cerap / éd. Karthala, 2010 a été désigné grand lauréat du prix ivoire 2011. Frédéric Grah Mel succède ainsi à la camerounaise, Elisabeth Ewombè-Moundo, qui a remporté ce prix l'année dernière avec son roman « La nuit du monde à l'envers ». Et pour cette quatrième édition, de l'avis du jury, les cinq œuvres en compétition étaient toutes de très belle facture. Pour donc triompher, Frédéric Grah Mel était en compétition avec quatre autres écrivains : Takia Nafissatou FALL, Comme un ciel d'hivernage, Georges HOLASSEY, Gorée, les esclaves y pleurent encore, nouvelles, Gaston OUASSENAN, Pauvre petite orpheline ; la voix d'une mère dans l'au-delà, roman, Fantah TOURE,
Des nouvelles du sud, nouvelles. Mais sa victoire a été obtenu par consensus puisque le débat a été houleux quand à la reconnaissance de son œuvre comme genre littéraire. Si le prix cette année n'appartient pas au genre romanesque, le jury a reconnu que la prise de décision n'a pas du tout facile. Et le président du jury, l'écrivain Charles Nokan l'a si bien signifié : « Le débat ayant été houleux, nous avons longuement discuté et aboutit à un consensus ». Ce consensus lu par Ernest Foua de Saint Sauveur a donné le nom du gagnant qui est le biographe du premier président de la Côte d'Ivoire. A l'issue de son sacre, Frédérick Grah Mel pouvait se réjouir et égrener lmes difficulktés qui ont émaillées la production de son oeuvre: « Je remercie, l'association Akwaba culture qui me fait la surprise agréable et totale de ce soir. Ce travail extrêmement coûteux, m'a pris 12 années et je suis actuellement à un bilan de 137 millions 900000 Cfa.
Le jury a exprimé les difficultés qu'il a rencontrées, mais je connais parfaitement ce problème. Je suis heureux que vous l'ayez rencontré parce que je crois que cela va nous emmener à inventer autre ». Pour Henri Lopès, invité d'honneur, la symbolique de sa présence en terre ivoirienne répond à sa volonté d'apporter sa caution morale à la maturité et à la crédibilité du Prix Ivoire pour la littérature africaine d'expression francophone. A l'endroit du lauréat, il s'est voulu rassurant « je voudrais vous rassurer parce que la biographie c'est à la fois de l'histoire et de la littérature.
Je n'ai pas lu votre livre, mais si le jury y a pensé c'est qu'il doit avoir cette qualité ».avant d'inviter la population ivoirienne à avoir le goût de la lecture et à le donner aux enfants. Ce prix a permis au lauréat d'empocher la rondelette somme de 1 million Fcfa. Malgré son jeune âge, l'opinion s'accorde à reconnaître que le Prix Ivoire se présente aujourd'hui comme la tribune, par excellence, de célébration des belles lettres africaines. Par les grands coups que frappe Akwaba culture, en faisant venir sur les bords de la Lagune Ebrié des sommités de la Littérature africaine. Après aminata Sow Fall, Seydou Badian, Pacéré Titinga et bien d'autres, cette année, Isabelle Kassi Fofana a eu le mérite d'avoir déplacé l'écrivain congolais, Henri Lopes, auteur de plusieurs œuvres dont le plus célèbre reste « Tribaliques». Le public ivoirien a donc eu la joie de communier avec Henri Lopes lors du forum littéraire.