
Ouverture de la 6ème édition du FICA, Hanny Tchelley : " le Fica n'est pas un festival de films du ghetto "
La 6 ème édition du FICA ( Festival international du court métrage d' Abidjan ) s' est ouverte le mardi 20 avril à la place Ficgayo de Yopougon en présence de la 1ère Dame Simone Gbagbo et des autorités politiques de la commune.
Pape Mbaye Séné, président du comité d' organisation a simplement remercié la population ivoirienne qui a adopté le festival en lui conférant un caractère populaire et attrayant. Il a salué la 1ère Dame pour son engagement en faveur du 7ème art.
Quant au Maire de la commune M. Djidan Félicien, il a souligné le rôle important du cinéma dans nos sociétés. " Le cinéma est un moyen de correction des tares de la société ", a t-il relevé à l' auditoire avant de préciser que c' est pour sa commune un défi d' assurer le succès populaire de ce festival. Il a offert au FICA pour les éditions prochaines un terrain de 3700 m2.
Hanny Tchelley, directrice du FICA , a invité tous les ivoiriens à s' approprier ce festival qui donne au court métrage qu'elle considère comme la base du cinéma, la place qu'il mérite.
Elle a également souhaité que le festival conserve son caractère populaire pour mieux coller aux réalités du peuple. " J' ai décidé d' ouvrir ce festival à l' international pour éviter qu'on le qualifie de festival-ghetto ", a t-elle affirmé.
Prenant la parole, la Première n' a pas tari d' éloges envers la directrice du festival qui, malgré les difficultés de divers ordres n' a pas baissé les bras. Pour elle, le fait que le festival se tienne en Côte d' Ivoire est la preuve que le pays avance résolument vers la sortie de crise. Saisissant l' occasion, Mme Gbagbo a insisté sur l' importance du cinéma en tant qu'un instrument qui forge la conscience des peuples c' est pourquoi elle a invité les réalisateurs à faire preuve d' imagination pour donner le meilleur d' eux-mêmes.
Du 20 au 25 avril, Abidjan sera la capitale du court métrage. Professionnels, amateurs, journalistes et public trouveront sûrement là une occasion pour réfléchir sur l' avenir du Cinéma en Afrique.